L’instauration d’un
lien entre résultats et rémunération
Les objectifs La recherche de la performance ne doit pas constituer une différence culturelle entre l’Etat et l’entreprise. C’est dans cet objectif que s’inscrivent le système d’intéressement aux résultats ainsi que la rémunération à la performance pour les cadres supérieurs et dirigeants, deux dispositifs mis en place ou renforcés au Minéfi à partir de 2006. Le dispositif r Un intéressement collectif adossé à la réalisation d’objectifs de performanceUne prime identique pour tous les agents d’une même directionTous les cadres et les agents du ministère peuvent bénéficier à compter de l’année 2006, d’une prime dont le montant varie en fonction de la réalisation d’objectifs chiffrés de performance annuellement fixés à leur direction [1].
Chaque direction à réseau a ainsi déterminé pour la période 2006-2008 douze indicateurs d’intéressement (cinq indicateurs pour les directions ou services d’administration centrale) ; ils concernent des fonctions clés de leur mission et comportent des éléments de qualité de service. L’objectif annuel de chaque indicateur a été négocié pour ces trois années. La prime collective d’intéressement s’élève au maximum à 150 € par agent et par an. Elle n’est pas versée si huit objectifs au moins sur douze n’ont pas été atteints ; au-delà, son montant est corrélé au nombre d’objectifs réalisés. r Les résultats sont annuellement certifiés par l’inspection générale des Finances
Les résultats des objectifs sur lesquels repose l’intéressement collectif des directions sont certifiés chaque année par l’inspection générale des Finances qui a défini, à cet effet, une nouvelle méthode de certification des indicateurs. Cette procédure garantit la fiabilité des résultats fournis par chaque direction ; elle s’appuie sur quatre principes : · la « documentation » préalable des indicateurs (définition précise des modes de calcul, de leur champ, des modalités de collecte, d’agrégation et d’archivage des données) ; · l’analyse préalable des indicateurs, de façon à éviter que ne soit retenu un indicateur qui ne présente pas des garanties suffisantes en termes de fiabilité [2]; ·
la graduation des contrôles sur le résultat
des indicateurs au moment de la certification, en fonction du niveau
de risque identifié
[3]
; · la mise en place d’un contrôle à deux niveaux, les services d’inspection interne des directions conduisant des audits destinés à vérifier la fiabilité des résultats et l’inspection générale des Finances intervenant, en deuxième niveau, pour valider ces audits et les compléter, le cas échéant, par des travaux de vérification plus précis [4].
Lors de la certification annuelle, l’inspection générale des Finances précise, pour chaque indicateur, si les erreurs et les problèmes identifiés sont de nature à remettre en cause la fiabilité des résultats présentés par les directions [5] . Trois types d’avis peuvent être émis : la certification, la certification sous réserve pour l’année suivante [6] ou l’absence de certification des résultats.
r Une rémunération à la performance pour l’encadrement supérieur et dirigeantA compter de 2006, le dispositif de rémunération à la performance des cadres supérieurs et dirigeants d’administration centrale est renforcé et professionnalisé [7]. La rémunération se décompose désormais en deux parties : une part fixe, par échelon, groupe d’échelons et fonctions exercées, versée par mensualités égales tout au long de l’année ; une part variable, versée en une seule fois sous forme de bonus et déterminée chaque année au vu d’une évaluation individuelle d’activité. La procédure de détermination du bonus qui sera appliquée à partir de 2007, reposera sur l’évaluation des résultats obtenus au regard des objectifs précis qui auront été fixés à chacun des cadres supérieurs et dirigeants en début d’année. Ce régime de rémunération relève
de la même philosophie que celui défini par le décret
du 11 août 2006 portant attribution d’une indemnité
de performance en faveur des directeurs d’administration centrale. r
Évolution de la prime collective d’intéressement
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