Une politique de formation renforcée
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| En
2005, 8,4% de la masse salariale du ministère ont été
consacrés à la formation (5ème rang sur
17 ministères). |
Les objectifs
Le ministère s’engage résolument
dans le développement de la formation sur la période
2006-2008
[1].
Un plan d’action a été discuté avec les
organisations syndicales en 2006. Il constitue un levier essentiel
pour renforcer la professionnalisation des agents du ministère
et leur capacité d’adaptation à un environnement
évolutif, et ainsi accroître l’efficacité
du service public.
Le dispositif
| Les
épreuves orales représentent environ 50% de la
note finale. |
Le ministère va moderniser sa politique de recrutement souvent trop académique, en introduisant une épreuve orale destinée à apprécier la motivation des candidats, en rééquilibrant les épreuves techniques autour de deux dominantes, l’une juridique et l’autre économique et scientifique, et en augmentant la pondération des oraux [2].
Pour les internes, les épreuves techniques donneront une place plus grande à l’évaluation des compétences et de l’expérience professionnelles.
Ces mesures seront mises en place en commençant par le concours de la catégorie A qui devrait être organisé sur les nouvelles bases à compter de 2008.
A terme, un système de banque d’épreuves pourra être mis en oeuvre, à l’instar de ceux qui existent pour les concours d’écoles d’ingénieurs ou de gestion. Dans ce schéma, les épreuves écrites d’admissibilité seront communes à l’ensemble des directions du ministère, qui conserveront cependant leur autonomie pour les oraux d’admission.
Un effort significatif sera engagé d’ici 2008 pour ouvrir le recrutement à des jeunes aux profils plus éclectiques, reflétant davantage la diversité de la population française. L’égalité des chances pour accéder aux différents métiers du ministère sera facilitée par des préparations aux concours adaptées aux publics spécifiques des quartiers en difficulté.
Un plan d’action sera engagé d’ici 2008 pour personnaliser les parcours de formation initiale en fonction du profil des stagiaires. Les lauréats des concours constituent en effet un public de plus en plus diversifié, tant en termes de compétences, de diplômes, d’expérience ou d’ancienneté professionnelle (la différenciation entre internes et externes étant particulièrement sensible). L’uniformité des cursus n’est plus adaptée à ce nouveau contexte et l’élaboration de parcours personnalisé sera engagée, sans toutefois remettre en cause l’esprit collectif qui doit continuer à animer les promotions.
Le contenu pédagogique du stage pratique des inspecteurs-élèves sera mieux structuré et amélioré en 2007, grâce au soutien apporté à chaque stagiaire par un tuteur et à la réalisation de travaux pratiques donnant lieu à des évaluations.
A terme, le stage sera pris en compte dans l’évaluation globale du cycle de formation et la décision de titularisation.
Chaque direction proposera un stage de remise à
niveau à tous ceux qui n’ont suivi aucune formation depuis
au moins 3 ans.
Dès 2007, les directions du ministère proposeront une formation d’adaptation aux nouvelles fonctions lors de tout changement significatif dans l’exercice des métiers, quelle qu’en soit l’origine (réorganisation administrative, promotion, changement significatif d’attributions).
Un entretien de carrière aura lieu à chaque moment clé de la vie professionnelle. Ce rendez-vous sera mis en place progressivement à partir de 2007. Il permettra d’examiner les perspectives d’évolution de l’agent, de le conseiller et de l’aider dans son évolution professionnelle.Les directions prendront l’initiative de cibler chaque année les populations concernées, sans écarter cependant les éventuelles demandes individuelles spontanées.
Tout agent qui ne maîtrisera pas complètement à l’issue d’un stage de formation à fort enjeu les connaissances enseignées, devrait être prioritaire pour s’inscrire à nouveau ou bénéficier d’un module complémentaire de remise à niveau.
| Le
fonctionnement des promotions par liste d’aptitude évoluera
avec un entretien individuel préalable à toute
proposition de promotion d’un agent. |
Dès 2007, tous les cadres A d’un niveau équivalent au principalat s’inscriront dans le nouveau dispositif du parcours professionnel à vocation qualifiante qui vise à acquérir des compétences en matière de management et renforcer leurs connaissances techniques.
Une réflexion sera engagée en lien avec les partenaires sociaux du ministère pour prendre davantage en compte les compétences et l’expérience dans la politique de promotion interne.
Cette étude portera notamment sur l’opportunité
d’ouvrir une voie nouvelle de promotion par examens professionnels,
à côté de celle sur liste d’aptitude qui
s’appuie principalement sur l’ancienneté [3].
Des aménagements pourraient également être proposés
pour mieux valoriser les acquis de l’expérience, tant
dans les épreuves de concours internes que lors des futurs
examens professionnels.
Les conditions d’exercice des fonctions
d’enseignant à temps complet seront améliorées
:
- formations préparatoires et d’accompagnement renforcées,
-
durée maximale sur un poste d’enseignement
limitée à six ans, pour éviter un risque d’éloignement
des réalités professionnelles du terrain,
-
facilitation du retour des formateurs dans les services
opérationnels.
Ces objectifs devraient être atteints dans le cadre des règles de gestion actuelles et, si cela s’avère nécessaire, par la création d’un statut d’emploi d’enseignant.
Les responsabilités des formateurs occasionnels qui animent des stages ou font du tutorat, seront mieux valorisées grâce à l’adoption, d’ici 2008, d’une charte qui précisera notamment les conditions de réalisation de ces actions (meilleure prise en compte des exigences de disponibilité) et leurs modalités de reconnaissance.
Le ministère mettra en place, d’ici 2008, un système d’évaluation différée, c’est-à-dire quelques mois après la fin des stages, basé sur le recueil des points de vue des formateurs et des stagiaires, pour apprécier l’apport de la formation suivie, dans l’exercice des attributions professionnelles.
Ce dispositif permettra de définir des engagements et des objectifs à atteindre pour les sessions suivantes (adaptation des modalités et des contenus pédagogiques, incitation à un recours accru aux TIC, soutien personnalisé…). Toute formation ne recueillant pas un taux de satisfaction minimum de 75% sera réexaminée en profondeur.
Les directions prendront également mieux en
considération les coûts de formation. Bien que la formation
constitue un investissement, il n’en demeure pas moins nécessaire
d’optimiser cette charge et d’adopter des outils pour
mesurer son efficience.