Une politique de formation renforcée
et des modes de recrutement améliorés pour plus
de professionnalisation, d’adaptabilité et d’efficacité

 

Les objectifs

Le ministère s’engage résolument dans le développement de la formation sur la période 2006-2008 [1]. Un plan d’action a été discuté avec les organisations syndicales en 2006. Il constitue un levier essentiel pour renforcer la professionnalisation des agents du ministère et leur capacité d’adaptation à un environnement évolutif, et ainsi accroître l’efficacité du service public.

Le dispositif

r                  Des concours de recrutement modernisés

Des épreuves adaptées aux besoins du ministère

Le ministère va moderniser sa politique de recrutement souvent trop académique, en introduisant une épreuve orale destinée à apprécier la motivation des candidats, en rééquilibrant les épreuves techniques autour de deux dominantes, l’une juridique et l’autre économique et scientifique, et en augmentant la pondération des oraux [2].

Pour les internes, les épreuves techniques donneront une place plus grande à l’évaluation des compétences et de l’expérience professionnelles.

Ces mesures seront mises en place en commençant par le concours de la catégorie A qui devrait être organisé sur les nouvelles bases à compter de 2008.

Des modes d’organisation plus efficaces

A terme, un système de banque d’épreuves pourra être mis en oeuvre, à l’instar de ceux qui existent pour les concours d’écoles d’ingénieurs ou de gestion. Dans ce schéma, les épreuves écrites d’admissibilité seront communes à l’ensemble des directions du ministère, qui conserveront cependant leur autonomie pour les oraux d’admission.

L’ouverture dans les recrutements

Un effort significatif sera engagé d’ici 2008 pour ouvrir le recrutement à des jeunes aux profils plus éclectiques, reflétant davantage la diversité de la population française. L’égalité des chances pour accéder aux différents métiers du ministère sera facilitée par des préparations aux concours adaptées aux publics spécifiques des quartiers en difficulté.

r                  Des cycles de formation initiale rénovés

Développer les parcours différenciés

Un plan d’action sera engagé d’ici 2008 pour personnaliser les parcours de formation initiale en fonction du profil des stagiaires. Les lauréats des concours constituent en effet un public de plus en plus diversifié, tant en termes de compétences, de diplômes, d’expérience ou d’ancienneté professionnelle (la différenciation entre internes et externes étant particulièrement sensible). L’uniformité des cursus n’est plus adaptée à ce nouveau contexte et l’élaboration de parcours personnalisé sera engagée, sans toutefois remettre en cause l’esprit collectif qui doit continuer à animer les promotions.

Moderniser le stage pratique des inspecteurs dans sa pédagogie et dans son évaluation

Le contenu pédagogique du stage pratique des inspecteurs-élèves sera mieux structuré et amélioré en 2007, grâce au soutien apporté à chaque stagiaire par un tuteur et à la réalisation de travaux pratiques donnant lieu à des évaluations.

A terme, le stage sera pris en compte dans l’évaluation globale du cycle de formation et la décision de titularisation.

r                  Des engagements en matière de formation tout au long de la vie professionnelle

Le parcours de remise à niveau

Chaque direction proposera un stage de remise à niveau à tous ceux qui n’ont suivi aucune formation depuis au moins 3 ans.

La formation à chaque changement de métier

Dès 2007, les directions du ministère proposeront une formation d’adaptation aux nouvelles fonctions lors de tout changement significatif dans l’exercice des métiers, quelle qu’en soit l’origine (réorganisation administrative, promotion, changement significatif d’attributions).

Le rendez-vous de carrière

Un entretien de carrière aura lieu à chaque moment clé de la vie professionnelle. Ce rendez-vous sera mis en place progressivement à partir de 2007. Il permettra d’examiner les perspectives d’évolution de l’agent, de le conseiller et de l’aider dans son évolution professionnelle.Les directions prendront l’initiative de cibler chaque année les populations concernées, sans écarter cependant les éventuelles demandes individuelles spontanées.

La formation 2ème chance

Tout agent qui ne maîtrisera pas complètement à l’issue d’un stage de formation à fort enjeu les connaissances enseignées, devrait être prioritaire pour s’inscrire à nouveau ou bénéficier d’un module complémentaire de remise à niveau.

r                  La formation et l’expérience mieux valorisées dans les déroulements de carrière

Mettre en place de véritables parcours professionnels

Dès 2007, tous les cadres A d’un niveau équivalent au principalat s’inscriront dans le nouveau dispositif du parcours professionnel à vocation qualifiante qui vise à acquérir des compétences en matière de management et renforcer leurs connaissances techniques.

Prendre davantage en compte les compétences et l’expérience pour la promotion individuelle

Une réflexion sera engagée en lien avec les partenaires sociaux du ministère pour prendre davantage en compte les compétences et l’expérience dans la politique de promotion interne.

Cette étude portera notamment sur l’opportunité d’ouvrir une voie nouvelle de promotion par examens professionnels, à côté de celle sur liste d’aptitude qui s’appuie principalement sur l’ancienneté [3]. Des aménagements pourraient également être proposés pour mieux valoriser les acquis de l’expérience, tant dans les épreuves de concours internes que lors des futurs examens professionnels.

r                  Un dispositif de formation plus performant

Une reconnaissance accrue des acteurs de la formation

Les conditions d’exercice des fonctions d’enseignant à temps complet seront améliorées :

-    formations préparatoires et d’accompagnement renforcées,

-    durée maximale sur un poste d’enseignement limitée à six ans, pour éviter un risque d’éloignement des réalités professionnelles du terrain,

-    facilitation du retour des formateurs dans les services opérationnels.

Ces objectifs devraient être atteints dans le cadre des règles de gestion actuelles et, si cela s’avère nécessaire, par la création d’un statut d’emploi d’enseignant.

Les responsabilités des formateurs occasionnels qui animent des stages ou font du tutorat, seront mieux valorisées grâce à l’adoption, d’ici 2008, d’une charte qui précisera notamment les conditions de réalisation de ces actions (meilleure prise en compte des exigences de disponibilité) et leurs modalités de reconnaissance.

Des gages nouveaux de qualité et d’efficience de la formation

Le ministère mettra en place, d’ici 2008, un système d’évaluation différée, c’est-à-dire quelques mois après la fin des stages, basé sur le recueil des points de vue des formateurs et des stagiaires, pour apprécier l’apport de la formation suivie, dans l’exercice des attributions professionnelles.

Ce dispositif permettra de définir des engagements et des objectifs à atteindre pour les sessions suivantes (adaptation des modalités et des contenus pédagogiques, incitation à un recours accru aux TIC, soutien personnalisé…). Toute formation ne recueillant pas un taux de satisfaction minimum de 75% sera réexaminée en profondeur.

Les directions prendront également mieux en considération les coûts de formation. Bien que la formation constitue un investissement, il n’en demeure pas moins nécessaire d’optimiser cette charge et d’adopter des outils pour mesurer son efficience.