Editorial
Conjuguons nos différences
L'insertion des personnes handicapées dans
notre société est un défi qu'il convient de
relever.
Cela n'est certes pas toujours facile, les appréhensions
des uns, le rejet de la différence, le souci du résultat
peuvent parfois conduire à écarter des personnes qui,
en dépit de leur handicap et peut être aussi à
cause de lui, sont aussi performantes que les autres à condition
que la volonté existe de leur donner les moyens de prouver
leur valeur, humaine et professionnelle.
Au delà des lois et des décrets, c'est
la volonté d'agir qui en la matière fait la réussite
ou l'échec d'une politique.
Cette volonté existe au niveau le plus haut
de l'Etat, elle doit se diffuser à tous les étages
de la société, en particulier dans l'administration,
et c'est pourquoi lorsqu'une telle volonté se traduit dans
les faits, il importe d'autant plus de la souligner.
Le ministère de l'économie, de l'industrie
et de l'emploi et le ministère du budget, des comptes publics
et de la réforme de l'état s'avèrent de ces
lieux où le souci de l'insertion des personnes handicapées
est de longue date réellement pris en compte, mieux, en considération.
Doté d'une structure administrative totalement
dédiée à l'insertion des personnes handicapées,
la cellule de recrutement et d'insertion socioprofessionnelle des
personnes handicapées (CRIPH), relevant non du secteur médico-social
mais de celui des ressources humaines, il s'efforce avec un succès
reconnu, d'être sinon le modèle, à tout le moins
l'ouvreur de voie.
L'heure n'est plus où un chef de service bien
intentionné rassurait l'arrivant handicapé en lui
promettant un poste où il n'aurait rien à faire, nec
plus ultra de la bonne conscience d'alors.
Aujourd'hui les administrations financières
recrutent à hauteur des exigences légales, s'attachent
à tous les domaines de l'accessibilité, et offrent
un réel travail pour une vraie perspective d'avenir professionnel.
D'aucun pourront contester ce tableau qu'il jugeront
par trop parfait, ils ne pourront nier que l'insertion des personnes
handicapées est aujourd'hui dans ces deux ministères,
une réalité en mouvement.
Et s'il doit rester un souhait à formuler au
delà de la pérennité de cette évolution,
ce sera qu'un jour, sans doute encore lointain hélas, le
handicap devienne chose suffisamment banale et naturellement envisagée
pour qu'il ne soit plus besoin d'une structure spécifique
pour s'en soucier.
Reconnaître les différences comme sources,
aussi, d'enrichissement, les accepter et pouvoir enfin, comme nous
y invite la CRIPH, les conjuguer
Notre société ne pourra que s'en trouver
gagnante.
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